MA BESOGNE 2006
Facie d’un art, qui récré l’esprit.
Facettée de façon à bouder le mépris.
Une recherche pavée, qui s’éternise.
Résolue à découvrir l’oeuvre promise.
Devancée par des maîtres géants.
L’édifice dérive vers le néant.
Dénouer les cordons se révèle impossible.
Refaire le chemin à l’envers c’est accessible.
Prête à me battre comme une lionne.
Pour convoiter ma besogne.
En attendant je me contente du fait compris.
Facettée de façon à bouder le mépris.
HALIMA ECHAOUI
MADAME LA PRUDE 2006
Des sons rythmiques,
Si provocants et si imposants.
Des ondes amères,
Insolentes et insinuantes.
Des inclinaisons crâniennes,
Respectueuses ou fructueuses.
Des ressuscitements diaboliques.
Frissonnants oui, frigorifiques.
Des chaussures micacées,
Misérables, incarnées.
Des souvenirs auditifs,
Contradiction contraignante.
Des apparences trompeuses,
Car c’est toujours du mica.
HALIMA ECHAOUI
PAUVRETTE 2006
Elle tricote les fils de qualité,
Volant les trésors de l’humanité.
Possesseur d’une richesse productive,
Validée par des lois instinctives.
Elle récolte le mépris des daudins,
Pour en extraire des espérances mondaines.
Porteuse de génie de réconciliation,
Elle traverse toutes les volcanisations.
Pauvrette, Hé, pauvrette !
Quel est ton prix ?
Ho, qu’elle vanité !
Répondit la pauvrette.
HALIMA ECHAOUI
SAGESSE 2006
j'ai traversé des chemins boueux,
J’ai traversé des chemins rocheux.
J’ai su éviter la saleté.
J’ai pu m’en sortir sans tomber,
Car j’ai des chaussures solides.
Ressaisies de ma mère,
Qui m’a appris à marcher.
Cédées à ma fille,
Qui arrivera elle aussi,
A traverser tous les chemins.
Sans avoir peur de la boue,
Sans avoir peur des rochers.
HALIMA ECHAOUI
PORTE 2006
L’ancestrale porte de la grande maison,
Accueil les visiteurs de toutes les saisons.
Féale et résistante, ouverte sans relâche.
Fatiguée et sans soutien, elle articule sans rabache.
HALIMA ECHAOUI
L’OMBRE DE L’AMBRE 2007
Un parfum de vertu.Une pelote de soie et de laine, qui se défait dans l’atmosphère et échappe aux lois de la pesanteur.Elle dégage la chaleur ou le froid selon les saisons. Une silhouette toujours penchante maternellement.Elle chasse mon inquiétude, soulage mes souffrances, efface
mes peines,résoud mes difficultés,cicatrise
mes plaies et essuie mes larmes.
Ce parfum qui plume ma vie, s’intitule l’impression des pages de mon existance. Un océan où je plonge mes émotions et d’où je puise mon énergie. Un océan qui reste toujours ma polarité, malgré son rétrécissement physique,sa générosité est de plus en plus
Le parfum émanant d’une matière aux caractères magiques, ayant l’aspect du mastic des vitriers. Elle est cachée précieusement au fond du vieux placard, afin d’ambrer les
vêtements de ma mère adorée, qui m’avait racontée l’histoire du gros poisson, se laissant mourir sur la rive pour nous offrir cet ambre,
tout en me chantant des refrains amazighs.
Cette exposition n’est qu’un petit fragment d’une ardoise géante et remplie de souvenirs et de vécus à l’ombre de cet ambre.
HALIMA ECHAOUI
SOBRIQUET (sixain) 2008
Soffite sociale Sous la smalah
Supporte le socle Sensible à la smille
Soutien le site Situation sismique
Solitude solvable Solidarité sollicitée.
Solstice stagnant Sommaire sombre.
Sorites sonnés Souffrance soudable.
Halima Echaoui
MA SAISINE
Un antique scaphandre salutaire, mais sanglé.
Qui étouffe les scions du Sélam scorifié.
Une sentine de vices, passionnée du corps sapide.
Qui sans scrupule, cause des sanglots sanctifiants.
Un grand scorbut, qui supprime la raison séante.
Qui ravive la sagacité de l’esprit sédimentaire.
Une humeur satirique, plus un grand sentiment.
Qui use l’âme par sa présence continuelle.
Une salutation saisissante, une comdanation perpétuelle.
Qui sacrifie l’immortel pour bénir l’artificiel.
Halima Echaoui (poème 2008)
LA TACHE
Mystérieuse, cette tache.
Sous les paupières, elle se cache.
Une nacre sur la nappe blanche.
Un noevus sous l’avalanche.
Une auréole exprimant l’arche.
D’une souffrance sans relâche.
Une toile veinée, qu se fâche.
Sur le lobe lisse, elle s’attache.
Aveuglement, elle perce la bâche.
Pour toucher l’azimut de la hache.
Halima Echaoui 2008
PARONYMIE
Pour notre terre et pour l’humanité.
Pour dissoudre l’antagonisme hérité.
Pour fondre l’amertume de la réalité.
L’amour est mon élu.
L’abnégation est exclue.
L’abstraction absolue.
Pour enrichir cette substance organique.
Pour embellir ce muséum antique.
Pour mon âme, je compose une mosaïque.
La désuétude précoce.
La médico-dépendance.
La symbiose d’urgence.
Pour dépasser la valeur vénale.
Pour chasser le tracas cérébral.
Pour amplifier le mérite moral.
La promesse pronostique.
La prospérité prolifique.
La promulgation prosaïque.
Echaoui Halima (poème 2008)
PROMPTITUDE
Vivacité, capacité, caractéristique.
Vairon, spontané, catoptrique.
Vidamie admirée, historique.
Violente réaction, catégorique.
Vaillante action, kilométrique.
Vitesse virtuelle, canonique.
Victorieux saut, aréotectonique.
Vigilance, reflex automatique.
Vision d’un fossé antipathique.
HALIMA ECHAOUI
TRADITION SACREE
Aller sur les erres du maitre.
Pour acquérir le pouvoir absolu.
Allégation maternelle marquante.
Pour accomplir les pourvus abstrus.
Allégresse risée d’un alezan mur.
Pour dissoudre l’’oigreur du poulain.
Altier, le cavalier en djellaba de castorine.
Pour dissuader les apprentis jeunets.
Allure exceptionnelle attrayante.
Pour une culture traditionnelle sacrée.
HALIMA ECHAOUI